Bourse : la barre des 5000 enfin !

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Bourse : la barre des 5000 enfin !

Wall Street salue la prudence de la Fed

Les banques centrales ont repris la main sur les marchés cette semaine et cette main va dans le sens de la hausse. La Réserve Fédérale américaine a relevé de 0,25 % ses taux directeurs. C’était attendu, comme la confirmation par sa président Janet Yellen de la forte probabilité de deux autres hauuses du loyer de l’agent d’ici à la fin de l’année. Cependant, le discours de la Fed s’est très sérieusement infléchi et les investisseurs ont retenu la grande prudence des prévisions : la croissance 2017 est estimée entre 2 et 2,2 % et le taux de chômage serait simplement stabilité. Le seul élément qui montre une évolution est l’anticipation de l’inflation qui se situe à 1,9 % pour l’année.
La perspective d’un taux de la Fed de 1,5 % en fin d’année donne finalement une bonne visibilité pour l »investissement en actions comme pour l’obligataire. Le dollar s’est replié comme les taux longs, saluant la perspective d’une politique monétaire encore très porteuse pour l’économie tandis que le Dow Jones retrouvait les 21.000.

Les perspectives d’inflation en Europe encore très faibes

Du coté européen, une semaine après la réunion du comité des gouverneurs de la BCE, la position de poursuite des programmes d’achat d’actifs et de maintien des taux d’intérêt dans leurs très bas niveaux est justifié par une inflation toujours très faible (moins de 1 % hors énergie et alimentation), malgré une sensible accélération de la croissance attendue au premier semestre.La banque Nationale Suisse et la Banque du Japon, également stables sur leur ligne renforcent le sentiment d’un maintien de liquidités toujours abondantes et de taux bas.
Il est vrai que les perspectives d’inflation se réduisent à nouveau avec le reflux des cours du baril de pétrole (brent) dans la zone de 50 dollars. La politique de réduction de la production des pays de l’Opep est inopérante face à la flexibilité des puits de schiste américain, dont une proportion importante est rentable à partir de 40 dollars. La situation technique d’importantes positions acheteuses sur les marchés à terme à l’a sortie d’un hiver particulièrement doux aux États-Unis permet au mieux d’envisager une stabilisation entre 45 et 50 dollars.

Rester investi, malgré le risque politique centré sur le programme Trump
La conjoncture sur les marchés financiers bénéficie ainsi d’une perspective de taux d’intérêt à long terme américains en baisse ou stabilisée alors que les estimations des profits des sociétés cotées sont revues à la hausse, à Wall Street, au Japon et en Europe, portées par un effet volume qui amplifie les gains de productivité. La stratégie offensive au sein des portefeuilles, avec une priorité aux actions, a toutes les raisons d’être confirmée par bourseacademy.com. Les secteurs cycliques,en particulier ceux liés à l’investissement et à la consommation dite discrétionnaires restent les concepts à privilégier, tout comme les bancaires malgré les perspectives plus réduites de hausse des taux.
Le risque est lié aux ratios élevés, surtout pour les actions américaines face à des possibilité de choc politique. Plus que l’Europe, c’est l’entrée dans la phase parlementaire de la discussion autour du programme Trump qui peut ramener de la volatilité. La hausse de plus de 11 % des actions américaines depuis l ‘élection de novembre reflète pour une grande part la révision à la hausse des estimations de bénéfices liée à la réforme fiscale. Une déception sur ce point et sur d’autres mesures pro-business du projet présidentiel provoquerait une nette consolidation. Les actiosn européennes – et singulièrement les françaises avec un CAC 40 qui a retrouvé 4.000 points – affichent une décote de plus de 20 par rapport aux américaines, mais une baisse de Wall Street les fragiliserait tout de même.

Hubert Tassin


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