Bourse : pourquoi on fait du surplace ?

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Bourse : pourquoi on fait du surplace ?

La semaine a une nouvelle fois été blanche sur les Bourses européennes qui terminent pratiquement au niveau du dernier vendredi. Cette panne qui maintient l’indice CAC 40 autour de 4.800 points contraste avec les nouveaux records établis à Wall Street et avec une hausse de 2,4 %à Tokyo de l’indice Nikkei 225.
Dérèglementation aux États-Unis, statut refuge pour le yen
Les actions américaines restent portées par les annonces de l’administration Trump qui combinent la baisse des impôts, les investissements d’infrastructures, des mesures protectionnistes et une dérèglementation assez large. Cette semaine, les actions bancaires ont été particulièrement entourées en raison des perspectives d’abrogation de la loi Dodd-Frank, prise en 2010 après la crise des subprime.
Le yen bénéficie d’un statut de valeur refuge face aux interrogations sur le mandat Trump et aux craintes en Europe. Les actions sont recherchées en raison de la visibilité sur la (faible croissance) et, plus encore sans doute, de la poursuite des injections massives de liquidités par la Banque du Japon qui portent véritablement l’évaluation des actifs.

Sanofi soutien le CAC 40 face aux prises de bénéfices sur les bancaires

Les Bourses européennes restent à l’écart du rallye. Les marchés de taux inquiètent à nouveau avec une échéance grecque à refinancer, dont la perspective a fait grimper jusqu’à 10 % le rendement de l’obligation d’État à 2 ans. La situation politique française pèse aussi : l’écart de rendement entre l’OAT 10 anset le Bund allemand de même échéance a été porté au-delà de 0,70%. Par ailleurs, les perspectives de hausse de taux américains en raison des déficits et de la croissance que devrait entraîner la politique Trump favorisent le dollar. La force relative de l’euro – en hausse de 6 % en six mois contre la monnaie américaine – est un frein direct à la valorisation des actions européennes.
Pour autant, les publications des comptes 2016 des sociétés cotées confirment une tendance nette d’amélioration. Elles poussent d’une façon générale les analystes financiers à revoir à la hausse leurs objectifs de cours. Cette semaine cependant, la plupart des titres ont marqué le pas, les bons chiffres ne faisaient que confirmer les anticipations. On doit citer l’exception des banques, dont les résultats 2016 étaient plus qu’anticipé et qui ont reflué assez vivement. Une action comme BNPP Paribas gagne toutefois plus de 25 % en six mois.
L’autre exception concerne Sanofi qui a annoncé des résultats médiocres, ce qui était attendu et a averti que 2017 serait « au mieux équivalent à 2016 ». Le marché qui craignait encore une dégradation a réajusté le cours qui a pris 6 %sur la semaine.
Le poids de Sanofi dans le panier du CAC 40 a assuré la stabilité de l’indice directeur dans un balancier qui a favoirsé les actions défensives au détriment des cycliques qui ont mené la tendance depuis le début du mois de décembre 2016.


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