Bourse : Trump au pied du mur

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Bourse : Trump au pied du mur

Trump met les Bourses au pied du mur

Les marchés financiers sont à nouveau sous influence politique. La pression ne vient pas de

l'Europe, mais des États-Unis. Les investisseurs ont pris les débats autour du système de santé

américain comme marqueur. L'abrogation de l'Obamacare, mais aussi la reconstruction d'un

système qui se veut moins coûteux, mais qui ne marquera pas une varie rupture, est à l'épreuve de la

majorité du parti Républicain au Congrès. Au-delà du dossier assez largement technique, c'est la

capacité de l'administration Trump à faire passer ses formes qui est en cause.

Vu de Wall Street, la question est le test du président face aux parlementaires avec, en perspective,

les réformes aux grands enjeux : allègement fiscaux pour les ménages et pour les entreprises,

ajustement aux frontières (y compris la taxation des profits rapatriés) , … La hausse des indices

américains depuis l'élection présidentielle reflète exactement celle des bénéfices liée à la baisse de

fiscalité : un peu moins de 10%. Un échec sur l'Obamacare serait de nature à inquiéter sur la

capacité de l'administration à tenir l'engagement à partir desquels les cours se sont adaptés.

Cycle économique confirmé, Banques centrales toujours concilliantes

En face de cette incertitude politique américaine, le cycle économique se confirme (avec en Europe,

des indicateurs avancés au plus haut depuis plus de dix ans) et les stratégies favorables à la

croissance des grandes banques centrales soutiennent la tendance. Ainsi, la stabilisation du CAC

40au-dessus de 5.000 points apparaît d'autant plus justifiée que les cours font apparaître une décote

de l'ordre de 25 % par rapport aux comparables américains.

Le pétrole stabilisé à la baisse

Le deuxième facteur de pression sur les marchés est la stabilisation en nette baisse des cours du

pétrole. Les engagements – plutôt pas mal tenus – des pays de l'Opep et de la Russie sont loin de

réduire l'offre de brtut et les producteurs nord-américains de schiste alimentent la demande. Le

résultat est un niveau de stocks record et un cours du baril (qualité brent) qui vise une fourchette 45-

55 dollars contre 50 -60 dollars il y a encore un mois.

Cette pression sur le pétrole renforce la visibilité et, aussi, les perspectives de croissance

américaine. Si on exclue le risque du programme Trump et celui des élections en Europe, il

constitue un facteur renforçant la confiance dans les actions européennes. bourseacademy.com

conseille ainsi de rester investi majoritairement en actions européennes au sein des portefeuilles.


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