Les Bourses profitent de la belle visibilité

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Les Bourses profitent de la belle visibilité

Le retour de l’indice CAC 40 sur la zone psychologique de 5.000 points coïncide avec une semaine d’accalmie sur les Bourses européennes alors qu’à Wall Street les cours évoluent peu. Depuis le début de l’année, les actions européennes ont gagné environ 4 % alors que les américaines affichent entre 5 et 6 % de valorisation.
Le regain de confiance sur les places européennes a été alimenté par les sondages portant sur le scrutin présidentiel français d’avril et mai. La perspective d’éclatement de la zone euro, synonyme de tempête boursière à Francfort, à Paris et sur l’ensemble des places de la zone euro, s’éloigne.
Cette éclaircie sur le front politique recentre l’attention des investisseurs sur la réalité économique et la stratégie monétaire des banques centrales.

La Fed et la BCE valident leurs stratégies
Cette semaine, la visibilité a été renforcée aussi bien de la part de la Réserve Fédérale américaine que de la Banque Centrale Européenne. Janet Yellen, la patronne de la Fed a confirmé le relèvement des taux directeurs la semaine prochaine et, implicitement, annoncé deux nouvelles opérations de ce type d’ici à la fin de l’année. Les fondamentaux de l’économie américaine, en particulier le marché de l’emploi et l’inflation justifient cette perspective qui, ne fait que confirmer finalement l’accélération de la croissance. Du coté de la BCE, le programme d’injections de liquidité est maintenu, comme le niveau des taux directeurs : l’amélioration conjoncturelle reste très progressive et l’inflation sous-jacente (corrigée notamment de la hausse des cours du pétrole sur un an) est au-dessous de 0,9% pour un objectif de 2 % pour l’institut d’émission.

Une première depuis cinq ans : la révision à la hausse des estimations de bénéfices
Les investisseurs cherchent ainsi à profiter de la visibilité et s’affranchissent des influences politiques qui restent pour autant bien présentes L’Europe vote jusqu’à la fin de l’année, le parti communiste chinois gère le pays en fonction du renouvellement de son secrétaire général Xi Jinping en novembre, le Brexit doit passer à sa phase opérationnelle, le programme Trump aussi. Mais la réalité du cycle économique est désormais tangible à l’analyse des comptes 2016 qui ont été publiés et des perspectives envisagées par les managements.
Pour la première fois en cinq ans, les analystes financiers ont revu à la hausse leurs estimations de bénéfices pour les sociétés cotées européennes tout au long des mois de janvier et février. Les projections de bénéfices en progression moyenne de plus de 14 % pour un multiple de capitalisation de moins de 14,5 et un rendement du dividende de 3,2% mettent en évidence un potentiel de hausse des indices de 10 à 15 %sur la seule base des fondamentaux. Suivant les évolutions politiques, on pourrait ajouter un effacement de la décote des actions de la zone euro – allemandes et françaises en tête – qui ajouterait jusqu’à 15 %.


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