Le must de la gestion des «riches» : l’obligation convertible

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Le must de la gestion des «riches» : l’obligation convertible

L’obligation convertible a un caractère hybride. C’est une obligation, ce qui signifie que le porteur a droit au versement de dividendes et au remboursement de son capital. Mais c’est une obligation qui est assortie d’une option : la possibilité de la convertir en action. Bien sût tout cela n’est pas gratuit : lors de l’émission de l’obligation convertible le taux d’intérêt est a priori inférieur à celui que vous pourriez obtenir pour un prêt équivalent à une société ayant des caractéristiques proches. L’option de conversion est de plus systématiquement prévue à un cours de l’action supérieur au cours du moment. Mais ce prix payé ne se révèle finalement pas cher au bout de l’opération. Vous avez pris des risques plus faibles en vous plaçant du coté du créancier, vous avez perçu un rendement de l’obligation supérieur à celui du dividende de l’action (quand il y en a un) et, sur la durée vous avez pris le pari d’une hausse raisonnable de l’action.

Des profils différents durant la durée de vie de l’obligation

Vous comprenez pourquoi « les riches » aiment les convertibles. Bien sûr on ne peut pas être assuré de gagner, mais en acceptant des limites à son profit (le rendement de l’obligation n’est pas optimal et une partie de la plus value potentielle de l’action est sacrifiée au départ), la sécurité paye. L’intérêt de l’obligation convertible est, de plus, loin de se limiter à la souscription avec l’objectif d’aller au remboursement ou à la conversion à l’échéance. Durant sa durée de vie, l’obligation peut se révéler très intéressante, présentant, au gré des évolutions du marché, un « profil purement obligataire » (permettant des rendements élevés), un « profil action » (autant de potentiel que l’action, avec du rendement) ou un « profil intermédiaire » qui est celui du moment de la souscription.

Des gains peu risqués avec une gestion active

L’obligation convertible a un profil de placement de long terme. Mais la règle d’or des gagnants sur les marchés financiers s’applique : l’impératif est la gestion active. Je vous apprendrai à surveiller les opportunités et, surtout à vous appliquer des règles strictes suivant le profil des obligations. Dans certaines conjonctures, le recours à des sicav ou des fonds spécialisés en convertibles peut être recommandé, précisément pour profiter de gestions actives. Les résultats sont là. Prenons comme illustration le FCP Gaspal Convertibles. Il affiche une performance de 33 % depuis sa création il y a 9 ans, de près de 10 % encore en 2012, en ayant mis les porteurs à l’abri des krachs à répétition depuis 2004 : la valeur de la part n’a baissé que deux années sur la période.


A propos de l'auteur : Hubert Tassin

Hubert Tassin, 57 ans est journaliste et analyste financier. Son expérience des marchés financiers remonte à 1980 et il a exercé des responsabilités aussi bien dans des sociétés de Bourse que dans la presse. Auteur d'un ouvrage de référence consacré au placement en obligations, il a dirigé des rédactions spécialisées dans les placements financiers au Journal des Finances, chez Investir et chez BFM.

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