L’effet Bayrou ne suffit pas à réveiller la Bourse de Paris

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L’effet Bayrou ne suffit pas à réveiller la Bourse de Paris

La Bourse de Paris a été sauvée cette semaine par l’effet Bayrou. Le ralliement du maire de Pau à la candidature d’Emmanuel Macron à la présidence de la République éloigne aux yeux des investisseurs le risque d’élection de Marine Le Pen, synonyme de crise de l’euro. Cependant, on note, malgré des publications de comptes 2016 toujours dans le haut des fourchettes d’estimations, une stagnation des indices français, alors que Wall Street a encore enchaîné des records et que la moyenne des Bourses européennes se situe autour de + 0,8 % et que le DAW 30 allemand progresse de 1,8 %.

Pas de vraie tendance secorielle, mais les résultats dictent la tendance
Le risque politique pèse toujours et les nombreuses incertitudes sur la suite de la campagne électorale n’incitent pas les investisseurs à prendre des positions positions. Les arbitrages sectoriels d’une semaine sur l’autre ont tendance à s’effacer. En revanche, les publications de résultats 2016 jugées insuffisantes sont sanctionnées titre à titre comme ce est le cas depuis le début de l’année pour Technicolor, Vallourec, Lagardère, Bic, Engie ou Veolia. On pointe aussi dans les baisses sur deux mois le secteur banacaire qui a simplement consolidé sa forte progression des derniers mois de 2016. À l’inverse, les hausses sont menées par les cycliques (STMicroelctronics, Air Francen ArcelorMirral, Peugeot, Faurecia, Plastic Omnium,Valeo) et des sociétés ayant fait état de résultats sensiblement meilleurs qu’attendu (Ipsen, Casino, TF1, Edenred).

La double contrainte de la gestion incite à ne pas procéder à des arbitrages ou à de nouvel achat ?
La gestion de portefeuille s’inscrit dans une double contrainte.
En premier lieu des ratios de valorisation élevés : les actions européennes se paient un peu moins de 15 années de résultats (base 2017 estimé). À ce niveau, les retards de rentabilité sont sévèrement sanctionnés et des révisions à la hausse des estimations de bénéfices sont nécessaires pour faire progresser les cours.
En second lieu, le risque politique en Europe (principalement en France, mais aussi du fait du Brexit) et aux États-Unis où les cours ont anticipé sur les mesures Trump qui restent faire valider au Parlement et à mettre concrètement en place dans une ambiance médiatique difficile.
Cela posé, la confirmation d’une amélioration de la croissance mondiale, sensible sur l’ensemble des zones plaide pour la priorité aux actions face à des taux obligataires qui restent très bas. De plus, la décote des européennes par rapport aux américaines qui tourne autour de 25 % plaide pour maintenir les positions.
Dans ce marché atone, nous ne procédons pas à un nouvel achat pour le Hubert 10 .


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