ordre de vente sur STMicroelectronics @15 €

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ORDRE TRANSMIS @05/05/2017 09:59:58

ORDRE EXECUTE @05/05/2017 16:06:02

+22% en 15 semaines

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Records boursiers, mais risque de « fait accompli » après la présidentielle

L'élection présidentielle française a pesé sur les marchés financiers depuis des mois. Il vont tourner

la page et passer à une nouvelle phase. Même si les élections législatives sont encore à venir, les

scénarios sont dessinés et une politique pro-business et pro-euro devrait soutenir la conjoncture. Les

scrutins allemand, italien et même espagnol seront à moyen et long terme au moins aussi importants

que les français pour le sujet central qui est la gouvernance de la zone euro, son adaptation aux

fondamentaux si différents des principaux pays de la monnaie unique.

Cela posé, on a pu estimer que les actions européennes avaient pris un retard sur les américaines

dégageant une décote par rapport aux américaines de l'ordre de 20 % fin 2016. La hausse de 11 %

du CAC 40 ou du DAX allemand depuis le début de l'année pour 6 % à la mesure de l'indice Dow

Jones ou de l'indice large de Standard & Poor's a réduit cette décote. Les publications trimestrielles

ont montré des performances supérieurs aux estimations des analystes financiers dans une

proportion de deux tiers à trois quarts aussi bien pour les compagnies américaines que pour les

sociétés européennes. Il reste donc de la marge.

Le soulagement de la présidentielle peut tourner à la consolidation de mai

Cependant, les investisseurs vont avoir à prendre en compte deux facteurs : le fait accompli et les

incertitudes Trump.

Le fait accompli va jouer dès l'élection de M. Macron. La hausse des indices européens depuis

début novembre 2016 dépasse 25 % et, l'horizon politique dégagé pourrait être une occasion de

souffler, de consolider la forte hausse. Après avoir acheté la rumeur (de l'élection de M. Macron) les

investisseurs pourraient vendre la nouvelle (de sa réalisation).

Les ressorts vont manquer en effet, du coté des scénarios politiques, mais, aussi de celui des

fondamentaux après le bon début d'année. Les analystes financiers ont révisé à la hausse leurs

estimations pour l'ensemble de l'exercice : il n'est pas facile d'attendre des nouvelles permettant de

relever encore ces projections, en tout cas pas avant les comptes semestriels en juillet et même les

données à neuf mois en octobre. Il y a plus de possibilités de déceptions que de bonnes surprises.

C'est la saisonnalité très classique traduite par le dicton sell in may and go away. L'investisseur

d'octobre qui vend en avril chaque année capte, sur longue période, la totalité de la hausse de la

Bourse.

Le risque du débat fiscal plane sur Wall Street

Cette année s'ajoute le risque spécifique Trump. Les cent jours de la présidence n'ont permis

d'avancer que très laborieusement sur la réforme de santé, qui est un des préalables à celle de la

fiscalité : une position de principe arrachée à la Chambre des Représentants va ouvrir un nouveau

bras de fer au Sénat. La présentation fin avril du projet fiscal qui sera discuté au Congrès n'a rien

apporté de nouveau . La déception a été absorbée en Bourse par les bonnes publications des sociétés

et la confirmation de la croissance américaine, mais Wall Street a anticipé sur la baisse des impôts

des entreprises à partir de 2018 et un décalage ou l'abandon d'une partie du dispositif serait sans

doute lourdement sanctionné. Les débats parlementaires, en particulier sur la question d'une hausse

du déficit budgétaire. ont toutes chances d'être très heurtés, en particulier entre la majorité

républicaine et l'administration présidentielle. Une baisse de 5 à 10 % des actions américaines aurait

alors un impact direct sur les Bourses européennes.

Les actons européennes sont à leur prix

La conjoncture porteuse pour les actions européennes va ainsi traverser une zone de doute sinon de

turbulence. Le développement du cycle mondial modéré et centré sur la croissance interne des

économies reste la base des stratégies boursières, mais les ratios d'évaluation qui font ressortir un

multiple moyen de plus de 14 fois les bénéfices vont devoir trouver des justifications avec les

profits. Au stade actuel de prévision d'une progression de 15 % des profits des sociétés cotées dans

la zone euro cette année, les Bourses européennes sont correctement valorisées.

Reste le support d'une réallocation des grands portefeuilles internationaux en faveur des

européennes, qui étaient sous-investies en raison du risque politique. bourseacademy.com conseille

de ce fait de rester investi en privilégiant les actions européennes, mais en se constituant

progressivement un volant de liquidités ou un poste obligataire.

ST Microelctronices : prendre les (gros) bénéfices

Parmi les actions recommandées depuis novembre dernier, les premières prises de bénéfices

peuvent être réalisées sur les actions ST Microelctronics, conseillées à 9,30€ le 2 décembre etn

encore le 27 janvier alors qu'elles cotaient 12,30€. La progression se monte respectivement à 60 %

et 20 %.

On approche l'objectif de cours qui avait été fixé à 15,30 €. À l'approche de 15 €, il est de bonne

gestion de réaliser la ligne. ST Microelectronics est un des géants des semiconducteurs (numéro 10

mondial). Le groupe est donc placé sur une activité très dépendante du cycle. Il offre des effets de

levier dans son compte de résultat et, en conséquence dans ses cours de Bourse.

Au niveau actuel, proche de notre objectif de cours, la capitalisation boursière représente 24 fois les

bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 19, fois les projections 2018. Ces ratios sont établis

sur la base d'estimations des bénéfices relevées par ls analystes financiers après la publication des

comptes trimestriels : une croissance de plus de 10 % cette année avec une hausse de un point de la

marge sont désormais attendus.

Le scénario base de notre investissement sur l'action est confirmé, mais le potentiel désormais limité

et le rendement du dividende inférieur à 1,5 % incitent à considérer que la valorisation actuelle est

généreuse.

Hubert Tassin, bourseacademy.com


1 commentaire
  1. luc

    toujours aussi très compétent

    Répondre
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