La remontée des taux américains signe t-elle la fin de la hausse de la bourse?

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La remontée des taux américains signe t-elle la fin de la hausse de la bourse?

La fin de l’année 2016 confirme la tendance depuis un mois et, sur les cinq dernières séances, la progression des Bourses européennes se situe pas loin de 3 %, alors que Wall Street enregistre une nouvelle hausse, certes plus modérée (+0,5%) et touche ses records. L’indice CAC 40 sa dépassé le seuil de 4.800 et s’accroche au-dessus de ce niveau psychologique. Il affiche ainsi une avance de 4,5% depuis le début de l’année à la faveur de son rebond de 7 % en un mois.
La Réserve Fédérale (et la Banque Nationale Suisse) a fermé cette semaine le calendrier des banques centrales. Le relèvement de 0,25% des taux directeurs était attendu et il a simplement entraîné une poursuite des tendances engagées.

La Fed optimiste pour l’économie américaine
Ainsi, le dollar a continué à s’apprécier face à l’euro, la parité revenant à 1,04$ pour 1 €. Les 2 % gagnés cette semaine portent l’appréciation de la devise américaine à 7 % en trois mois. Les taux obligataires américains ont répercuté la hausse des taux courts, alors que les rendement sont stables au Japon et en zone euro.
Au-delà de l’action sur les taux directeurs, les investisseurs ont retenu un discours plutôt optimiste de Janet Yellen, la patronne de la Fed. Estimant que le cycle de croissance se confirme, elle a laissé entendre que l’institut d’émission américain pourrait procéder à trois relèvement de ses taux en 2017. Cela porterait les rendements courts à 1,5 % (cotre 0,75 % aujourd’hui) , ce qui resterait un soutien à l’activité si on estime que la croissance potentielle de l’économie américaine est aujourd’hui proche de 2,5 %. Dans un exposé marqué aussi par des engagements de pragmatisme en cas de changement conjoncturel, Mme Yellen n’a pas modifié ses prévisions de (faible) inflation, ce qui justifie la stratégie toujours favorable à l’économie malgré la situation de plein emploi.
Confortés dans leurs anticipations, les investisseurs ne craignent pas un vrai durcissement de la part de la Réserve Fédérale. Plus que des hausses de taux directeurs, il passerait par des prélèvements de liquidités avec une réduction des prêts consentis aux banques par la Fed. On n’en est pas là.

Pour le portefeuille : les cycliques, les valeurs dollar et les banques
La croissance économique américaine et, plus modeste, en Europe porte assez logiquement les actions, avec des choix sectoriels qui sont marqués : les banques- favorisées par la reconstitution de la hiérarchie des taux d’intérêts en fonction de la durée- et les cycliques. En examinant le palmarès des actions françaises pour le rallye haussier du dernier mois, on trouve en tête les bancaires avec des hausses de 11 à 18% des quatre grands groupes cotés, des industrielles comme Vallourec, STMicroelectronics, Airbus, Gemalto, AirLiquide, Safran, ArcelorMittal, Rexel, Imerys ou Solvay qui gagnent plus de 10 %, ainsi que l’ensemble du secteur automobile.
La volatilité des Bourses pourrait venir en février avec la prise en compte par la Réserve Fédérale des premières mesures prises par l’administration Trump, après le renouvellement par le président, en janvier , de deux des 12 membres décisionnaires du comité de politique monétaire. D’ici là, bourseacademy.com conseille de conserver une gestion offensive des portefeuilles, en provilégiant les actions européennes liées au cycle, les valeurs bénéficiant de la hausse du dollar, et les banques.
Les titress recommandés depuis un mois – Rexel, Nexans, Rémy Cointreau, Airbus, ST Mircoelectronics – ont bien progressé, mais cadrent avcec la tendance boursière et conservent un potentiel d’appréciation.

Hubert Tassin, bourseacademy.com


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