Retour de la croissance en France : faut il jouer l’immobilier ?

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Retour de la croissance en France : faut il jouer l’immobilier ?

Quand l’immobilier va tout va. Vous connaissez la maxime et vous avez tendance à la prendre à l’envers: puisque la croissance revient en France, l’immobilier va aller bien.

Attention aux pièges de la Bourse et aux effets d’entonnoir

L’immobilier est un placement qui est en effet lié, sur le long terme, à l’enrichissement des agents économiques, donc est porté par la croissance pluriséculaire. Il y a un piège : vous achetez un bien réel, un immeuble qui ne va pas s’écrouler, vous construisez votre épargne sur de la pierre, sur du solide. Mais c’est une démarche qui vaut sur le (très) long terme.

À plus courte échéance, les effets de valorisation jouent à plein. L’immobilier se valorise en fonction de flux de loyers à venir et de l’objectif de prix de vente. Cela signifie que le taux d’intérêt appliqué à la valorisation de ces flux – ce qu’on appelle le taux d’actualisation – joue un grand rôle dans la valeur instantanée d’un immeuble, mais plus encore de la pierre-papier (SCPI et sociétés cotées). Les variations de taux d’intérêt et leur anticipation dégagent un effet de levier plus fort pour le secteur que pour la quasi-totalité des autres compartiments boursiers.

L’exceptionnelle conjoncture de taux d’intérêt du début 2014 (jusqu’à la mi-avril) est l’exemple parfait : les taux avaient baissé de façon excessive et les actions immobilières sot allées trop loin, souvent sensiblement au-delà de la valeur à la vente de leur patrimoine. La remontée des rendements obligataires implique une réduction des cours de Bourse.

Cela n’enlève pas les attraits du placement

L’opportunité de jouer le secteur pour profiter de la croissance. Mais cela ajoute un critère particulier: il faut combiner la solidité du patrimoine avec la croissance des revenus. Je vous rassure, à la cote parisienne, il y a des pépites de ce type. Je vous citerai Argan, spécialiste de la logistique haut de gamme au travers de plates formes qu’il détient. Je citerai aussi une immobilière un peu atypique : AdP. Le concessionnaire d’aéroports a, en sus d’une activité de prestation de services purement aéroportuaire, celles d’une vraie immobilière: centres commerciaux, location d’immeubles et de terrains, gestion de parkings,…

Les caractéristiques de l’immobilière de croissance que vous cherchez pour profiter du regain conjoncturel


A propos de l'auteur : Hubert Tassin

Hubert Tassin, 57 ans est journaliste et analyste financier. Son expérience des marchés financiers remonte à 1980 et il a exercé des responsabilités aussi bien dans des sociétés de Bourse que dans la presse. Auteur d'un ouvrage de référence consacré au placement en obligations, il a dirigé des rédactions spécialisées dans les placements financiers au Journal des Finances, chez Investir et chez BFM.

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