Comment se présentent les premiers résultats américains ?

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Comment se présentent les premiers résultats américains ?


Les facteurs fondamentaux de soutien des Bourses européennes
La semaine a été globalement stable sur les Bourses européennes comme à Wall Street et les indices se calent sur une progression moyenne de 1 % depuis le début de l’année. La période sous revue permet de se placer en amont des deux grands facteurs qui vont donner la tendance des marchas financiers : la politique de la nouvelle administration américaine et les fondamentaux de l’économie.

Du coté de Trump, rien de neuf
La première conférence de presse de Donald Trump donnée mercredi a tenu ses promesses happening télévisé, mais n’a rien apporté de nouveaux aux analystes de l’économie et des affaires. La petite réaction de déception à l’issue de la performance a été vite effacée : les investisseurs n’ont pas trouvé de raisons pour revenir sur les anticipations des mesures économiques qui ont justifié la belle performance des deux derniers mois de 2016.
La croissance de l’économie américaine est estimée bien accrochée par les responsables de la Réserve Fédérale. Sa présidente Janet Yellen a ainsi affirmé qu’elle ne voyait « aucune menace » d’inversion du cycle. En Europe, les diverses statistiques économiques montrent même une accélération de la (modeste) expansion dans les dernières semaines de l’année dernière.

Vers une consolidation à Wall Street, mais les européennes restent solides
Cependant, le rendez-vous avec la réalité se profile avec la publications des comptes 2016 des sociétés cotées. Les premières données – des chiffres d’affaires et des projections pour les profits – confirment l’impression de poursuite de l’amélioration. Le programme des communications pourrait permettre aux grandes Bourses de passer une nouvelle étape de hausse, avec le retour à 5.000 points pour le CAC 40 et in indice Dow Jones au-delà de 20.000
Il ne faut pas pour autant ignorer les facteurs qui pourraient enclencher une consolidation des actions américaines : principalement une déception sur la mise en place du programme Trump , un regain d’inflation supérieur aux estimations qui entraînerait une hausse des taux obligataires. Les ratios de valorisation après une hausse de plus de 20 % en un an donnent une base technique pour cette consolidation.
En revanche, les fondamentaux des actions européennes poussent à renforcer l’exposition des portefeuille. Si on excepte un possible bras de fer au sein du conseil des gouverneurs de la Banque Centrale Européenne à propos de l’ampleur du programme d’injections monétaires, les Bourses du vieux continent peuvent refaire une part de la décote (de l’ordre de 30 % que leurs cours dégagent en comparaison avec les américaines. Les choix sectoriels et même valeur par valeur peuvent être marqués. Les axes prioritaires sont la consommation, l’investissement et les bancaires.

Hubert Tassin, bourseacademy.com


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