La visibilité politique pousse le CAC 40 à 5.000

Partager sur
La visibilité politique pousse le  CAC 40  à 5.000

Les marchés financiers restent sous influence politique. On a pointé un retour de l’indice CAC 40 au-dessus de 5.000 points dans la séance de vendredi alors que le Dow Jones a établi un record au-delà du seuil psychologique de 21.000.

Trump surfe sur la dynamique conjoncturelle
Les actions françaises – et même l’ensemble de celles de la zone euro – varient au gré de l’actualité et des sondages concernant l’élection présidentielle et les législatives qui suivront. Les dernières projections éloignent aux yeux des investisseurs le risque d’éclatement de l’euro. Les positions à la vente prises par les fonds d’arbitrage (hedge fuds ) sur la monnaie unique et celles jouant une hausse des écarts de rendement entre les obligations allemandes et celle des émises par les autres grandes nations de la zone, expliquent l’ampleur des rebonds quand les scénarios politiques s’éclaircissent. Ainsi l’écart de rendement entre le Bund allemand à 10 ans et l’Obligation Assimilable du Trésor équivalent est revenu sur la semaine de près de 0,9 % 0,6 %.
Aux États-Unis, le président Trump a rassuré les Parlementaires en leur présentant un plan qui reste très favorable aux affaires et aux agents économiques, mais qui a exclu les annonces provocatrices. Il est vrai que le discours présidentiel surfe sur les bonnes tendances de l’économie. La confiance du consommateur américain, au plus haut depuis 2004, et certaines tensions sur le marché du travail donnent des arguments à la Réserve Fédérale pour reprendre des relèvements de taux directeurs. Dans les salles de marché, on estimé à 90 % la probabilité d’un premier mouvement à l’issue du comité monétaire du mars des 14 et 15 mars.

La décote des actions européennes s’est accrue depuis la fin 2016
S’appuyant sur ces perspectives et sur la publication de bénéfices 2016 des sociétés supérieurs aux attentes à près de 60 % , les investisseurs ont entretenu une progression de 6,5 % depuis le début de l’année des actions à Wall Street. L’Europe est à la traîne en raison d’une dynamique de croissance plus faible (1,4% attendu cette année contre 2,3 % aux États-Unis) et, surtout, en raison d’une décote « politique ». La progression moyenne des actions est de 3,5 % depuis la fin décembre, la France étant en queue de classement avec un score de 2,7 %.
Cette décote ouvre un vrai potentiel. Les positions sur les valeurs liées à une hausse du dollar (le luxe en particulier, celles profitant des hausses de taux d’intérêt (les bancaires) et les cycliques industrielles, sociétés de BTP, …) peuvent encore être renforcées.

Hubert Tassin, bourseacademy.com


Laisser un commentaire